Le plan de formation dans la fonction publique ne se contente pas d’énumérer des modules sur un bout de papier. Il s’agit d’un véritable levier pour renforcer les compétences, répondre aux exigences du terrain et anticiper les mutations qui s’imposent aux agents. Derrière cette mécanique se cache une volonté : permettre à chaque agent, qu’il débute ou qu’il ait déjà de la bouteille, de s’adapter et de progresser dans un environnement en mouvement.
Qu’on soit tout juste recruté ou qu’on accumule les années d’expérience, le plan de formation dans la fonction publique propose un éventail de modules, de la gestion administrative aux enjeux numériques. Cette approche favorise une montée en compétences continue, tout en maintenant la qualité des services rendus et en veillant à la satisfaction des usagers.
Les objectifs du plan de formation de la fonction publique
Le plan de formation s’articule autour de deux axes principaux : le plan de développement des compétences et le plan dédié à la transition écologique.
Plan de développement des compétences
Ce pilier regroupe des formations de natures variées, certaines obligatoires, d’autres facultatives. Les formations obligatoires, comme celles pour exercer en tant qu’agent immobilier ou obtenir des qualifications de soudeur, conditionnent parfois l’accès ou le maintien à certains postes. Refuser une telle formation peut conduire à une rupture du contrat de travail. Voici comment distinguer les différentes possibilités :
- Formations obligatoires : elles sont exigées pour exercer des fonctions spécifiques ou obtenir des certifications indispensables.
- Formations non obligatoires : elles sont offertes pour favoriser l’évolution personnelle et professionnelle, sans conséquence disciplinaire en cas de refus.
Plan de formation à la transition écologique
Ce volet a pour ambition de former l’ensemble des agents d’ici 2027, afin qu’ils disposent des outils nécessaires pour faire face aux défis liés à l’environnement. Stanislas Guerini, ministre de la Transformation et de la Fonction publiques, a lancé ce plan en collaboration avec le ministère chargé de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires.
Actions de formation
Depuis l’arrêté du 1er août 2023, les modalités sont clairement définies : formations en présentiel, à distance ou directement en situation de travail. Cette diversité permet d’adapter les parcours aux contraintes de chaque agent, tout en maintenant la qualité de l’apprentissage.
Ce plan de formation, structuré et évolutif, vise donc à accompagner la montée en compétences et l’adaptation continue des agents, tout en intégrant pleinement la dimension écologique dans la gestion publique.
Les différents types de formations disponibles
La fonction publique a mis en place un large éventail de formations, avec l’objectif de répondre à des besoins variés et précis.
Formations obligatoires
Imposées par l’administration pour certains métiers, ces formations concernent par exemple la formation des agents immobiliers ou encore les qualifications de soudeurs. Ne pas s’y soumettre peut entraîner des sanctions, y compris la rupture du contrat de travail.
Formations non obligatoires
À côté de ces formations imposées, l’administration propose aussi des modules destinés à encourager l’évolution professionnelle et personnelle. Ici, la participation est libre : aucune sanction ne tombe en cas de refus. Ces formations permettent aux agents de diversifier leurs compétences et de préparer la suite de leur parcours.
Actions de formation
Suite à l’arrêté du 1er août 2023, les actions de formation peuvent se décliner sous plusieurs formats. Voici comment elles se répartissent :
- Présentiel : des sessions en salle, favorisant les échanges directs entre formateurs et agents.
- À distance : des modules en ligne, accessibles depuis n’importe quel poste de travail ou à domicile.
- En situation de travail : un apprentissage concret, directement sur le terrain, au plus près des réalités professionnelles.
Grâce à ces dispositifs, chaque agent peut trouver la formule qui correspond à ses contraintes et à ses objectifs, tout en contribuant à la performance collective.
Le rôle des bilans de compétence et de la VAE
Au cœur du développement professionnel des agents, on retrouve des dispositifs comme le bilan de compétence ou la validation des acquis de l’expérience (VAE). Ces outils permettent de dresser un état des lieux précis et d’obtenir une reconnaissance officielle du parcours accompli.
Bilan de compétence
Le bilan de compétence offre un temps de réflexion et d’analyse. Accompagné d’un conseiller, l’agent identifie ses points forts, ses axes de progrès et élabore un projet professionnel ou de formation qui lui ressemble. Cette démarche nécessite l’accord de l’administration avant de démarrer.
Validation des acquis de l’expérience (VAE)
La VAE permet de faire reconnaître officiellement les compétences acquises tout au long d’un parcours professionnel. Après validation par l’administration, elle peut aboutir à un diplôme, un titre ou une certification. Ce dispositif s’avère particulièrement pertinent pour valoriser les trajectoires atypiques ou l’expérience acquise sur le terrain.
Bilan de parcours professionnel
L’arrêté du 1er août 2023 a aussi introduit le bilan de parcours professionnel, une étape pensée pour suivre l’évolution des compétences et ajuster le plan de formation individuel en fonction des besoins détectés.
Plan individuel de développement des compétences
Chaque agent peut bénéficier d’un plan individuel de développement des compétences, véritable feuille de route sur-mesure. Cette démarche s’inscrit dans une politique globale de gestion des ressources humaines, pour accompagner l’évolution des missions et sécuriser les trajectoires professionnelles.
Les acteurs et experts impliqués dans la formation
Ministères et institutions
Le Ministère de la Transformation et de la Fonction publiques, sous la houlette de Stanislas Guerini, pilote l’ensemble du dispositif avec l’appui du Ministère de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires, dirigé par Christophe Béchu, pour les enjeux liés à l’environnement.
L’Institut National du Service Public (INSP) joue aussi un rôle central, en proposant des programmes de formation adaptés aux nouveaux défis de la fonction publique.
Groupes d’expertise scientifique
Un groupe d’appui et d’expertise scientifique, co-présidé par Laurence Tubiana et Luc Abbadie, apporte une vision éclairée et aiguisée. Parmi ses membres, plusieurs figures reconnues :
- Emma Haziza
- Christophe Cassou
- Hélène Soubelet
- Franck Courchamp
- Céline Guivarch
- Robert Vautard
Leur mission : aiguiller les contenus et les orientations de formation pour que les agents soient prêts à relever les nouveaux défis, notamment ceux liés à la transition écologique.
Autres acteurs clés
La dynamique collective s’appuie également sur la contribution de Sylvie Retailleau, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, ainsi qu’Agnès Pannier-Runacher, ministre de la Transition énergétique. Leur implication permet de renforcer l’offre de formation sur les enjeux énergétiques et scientifiques d’aujourd’hui.
En conjuguant les expertises et les énergies, la fonction publique bâtit un plan de formation solide, capable de soutenir les ambitions collectives et de nourrir, chaque jour, les compétences dont notre société a besoin. Pas de pause ni de raccourci : la feuille de route est claire, et c’est tout le service public qui avance, prêt à écrire la suite.


